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 Interview | Platini sur France 24

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MessageSujet: Interview | Platini sur France 24   10.02.07 9:36

Interrogé par France 24, le nouveau président de l'UEFA, Michel Platini, dévoile ses projets pour le football européen. Le Français souhaite "protéger" le jeu et lui rendre son caractère universel. Violence dans les stades, Ligue des Champions, arbitrage vidéo : Michel Platini nous dit tout.




Michel PLATINI, vous avez 51 ans, une nouvelle ère commence à l'UEFA ?
M. P. : Beaucoup de choses sont faites dans le football et j'incarne une sorte de personne qui arrive entre les notables du football, le système associatif et ces jeunes business men qui veulent tout manger, tout croquer et amener le football à leurs fins personnelles. La philosophie est de dire que le football est un sport et un jeu. Ce jeu draine beaucoup de choses très positives et d'autres, très négatives. C'est à nous de les réguler parce que, ces quinze dernières années, une très grande régulation dans toutes les lois qui concernent le sport en lui-même a tout de même manqué.

Vous dites vouloir "défendre le football européen". Contre qui faut-il le défendre ?
M. P. : Contre lui-même. Je pars du principe que c'est un jeu. J'ai toujours dit que le football est le plus beau et le plus magnifique des jeux. Protégeons-le ! Ce jeu amène beaucoup de popularité, d'argent, de côtés artistiques, de sympathies et aussi beaucoup de problèmes. Nous connaissons la violence, le racisme, le dopage, la corruption, etc. C'est à nous de réguler tout cela.

Votre élection a eu lieu juste avant un nouveau drame en Italie, un déchaînement de violence en Sicile. Contenir la violence est une priorité ?
M. P. : Nous pouvons dire tout ce que nous voulons et qu'il faut combattre la violence, mais il faut le faire. Je ne vois pas comment le président du club de Palerme ou de Catane peut arrêter des centaines de tifosi qui mettent le feu dans la ville. Je ne sais pas comment nous pouvons régler ce problème mais je pense que c'est le problème des forces de l'ordre et de la police.

Que pensez-vous de la décision de jouer les matches à huis clos dans les stades qui ne sont pas aux normes ?
M. P. : L'UEFA est en train de regarder comment les compétitions européennes vont pouvoir continuer et de quelle façon, notamment les matchs de la Ligue des Champions qui ont lieu avec l'Inter Milan et Rome. C'est la partie qui intéresse l'UEFA. Si vous me posez des questions philosophiques sur le jeu à huis clos, je trouve que c'est dommage de toujours pénaliser les clubs alors que ce sont les personnes qui créent des problèmes. Quand quelqu'un envoie des fusées incendiaires sur un terrain, c'est le club qui paye une amende et pas celui qui l'a envoyé. Aujourd'hui, je pense que nous devrions prendre conscience que nous devons responsabiliser les supporters ou les interdire complètement. Les clubs de football sont là pour organiser le football, pour faire jouer, apporter du bonheur et de la joie. Si des personnes viennent pour casser, ce sont elles qu'il faut écarter.

Il existe une tentative dans certains clubs de gêner et de freiner la mise à disposition des joueurs pour les équipes nationales. Pensez-vous que cela pourrait mettre en danger non seulement les compétitions entre équipes nationales mais aussi une certaine philosophie du football ?
M. P. : C'est le grand danger qui guette le football mais ce sont des dangers qui viennent de l'intérieur. Ce sont les clubs qui veulent interdire aux joueurs d'aller jouer pour leur équipe nationale. C'est la raison pour laquelle j'ai dit que nous devons tous nous réunir autour d'une table pour que nous discussions un peu de l'évolution que nous allons donner au football. Le sport a besoin des équipes nationales, des clubs et des joueurs. Trouvons les moyens de s'arranger ! Il va falloir convaincre et travailler avec eux mais c'est la bonne question. Si après-demain, un juge en Belgique dit que les joueurs ne sont pas obligés d'aller en équipe nationale, c'est la fin des équipes nationales.

Seriez-vous pour des sanctions contre les clubs ou contre des joueurs ?
M. P. : Si les équipes nationales ne peuvent plus fonctionner normalement, oui.

Comment comptez-vous donner plus de place aux petits clubs en Ligue des Champions ?
M. P. : Nous avons déjà donné, au Comité exécutif, la possibilité à San Marin, Andorre, au Monténégro, nouvel arrivé à l'UEFA, de jouer les matches de qualification de la Ligue des Champions. Cela veut dire que je suis pour l'universalité et pour la solidarité. Tous les pays qui existent doivent participer aux compétitions.

On dit que vous voulez trois clubs par pays et pas plus ?
M. P. : Je veux un rééquilibrage des choses. Le football n'appartient pas qu'aux grands clubs. Ce n'est pas parce que vous êtes très riche et que vous avez des droits de télévision très riches que vous êtes obligés de jouer alors d'autres, qui sont de grands pays de football et qui n'ont pas de télévision très riche, n'ont pas le droit de jouer. C'est quelque chose qui me surprend et je veux donc un rééquilibrage. Nous allons travailler tous ensemble. Personnellement, je préfèrerais avoir trois clubs, d'autres, quatre clubs, même au sein du Comité exécutif. Nous allons trouver le juste équilibre.

Si un grand club, habitué à participer à la Ligue des Champions, était subitement écarté, ce serait un désastre économique. Comment ferait-il pour survivre ?
M. P. : Ce club écarté n'aura qu'à être dans les trois premiers. Alors pourquoi ne mettrions-nous pas les huit premiers d'Angleterre et les huit premiers de France. Devons-nous faire un football uniquement basé sur le business et que, surtout, les autres ne jouent pas ? Je ne suis pas accord avec ça. J'ai joué la C1. Il fallait être premier pour jouer la Coupe d'Europe des Clubs Champions, à l'époque. Aujourd'hui, nous allons jusqu'à quatre clubs alors je ne vois pas où est le problème. Pourquoi ces pays n'auraient-ils jamais la possibilité de voir Ronaldino, Zidane et Henry jouer ? Aujourd'hui, nous nous refermons comme aux Etats-Unis. Je n'adhère pas à ça.

Reconnaissez que cela va tout de même poser de sérieux problèmes économiques à ces clubs qui sont habitués à cette rentrée d'argent...
M. P. : Mais non. Quatre clubs viennent et s'il y en a trois cela ne va pas changer grand-chose. Le cinquième club aura toujours des problèmes économiques et le sixième aussi. Nous devons protéger les clubs et les aider à survivre. Nous ne devons pas les tuer mais les aider.

Au moment où vous arrivez à la présidence de l'UEFA, un club français, à savoir Lyon, cherche à s'introduire en bourse. Que dites-vous à Jean-Michel Aulas, son président ?
M. P. : Je ne dis rien parce qu'il a tout fait pour être coté en bourse. Il a même mis le gouvernement devant le fait accompli. C'était une recommandation de Bruxelles alors que le gouvernement français était contre. Je suis également contre. Je ne vois pas pourquoi nous jouons au football pour avoir trois points à la bourse. Si c'est l'évolution du football, c'est là que nous avons besoin d'une spécificité et de l'apport des politiques pour dire que ce n'est pas forcément obligatoire de mettre des clubs en bourse. On va jouer un mercredi après-midi et, en même temps, à côté, on va voir la cote baisser et monter en fonction des buts qu'on va prendre. On joue pour un aspect sportif. C'est ma philosophie et j'essaierai de me battre là-dessus. Néanmoins, je ne suis pas certain de gagner.

Demanderiez-vous à Jean-Michel Aulas de renoncer à son introduction en bourse ?
M. P. : Il ne renoncera jamais. Il voit son intérêt et je vois mes idées. Mais je ne vois pas le rapport entre la bourse et le football.

Vous êtes farouchement opposé à l'arbitrage vidéo alors qu'il y a quand même un réel problème. Nous l'avons vu à la Coupe du monde. Quelles solutions pourriez-vous apporter ?
M. P. : Je suis comme tout le monde, contre l'injustice et contre les erreurs. Maintenant, il existe des moyens de combattre. Certains pensent que la vidéo c'est bien. Je pense que si nous augmentons le nombre d'arbitres c'est mieux. Je veux un football humain et pas que ce soit des caméras qui décident s'il y avait faute ou pas faute, penalty ou pas. J'ai joué en Italie où nous avions la caméra sur tous les terrains. Cela ne donne pas la vérité. En revanche, l'aspect humain gardera une fluidité dans le jeu.. Par exemple, chaque fois qu'il y a un hors-jeu, nous devons éventuellement laisser marquer le but, aller voir la vidéo et revenir. Cela va couper le jeu, ainsi de même pour toutes les fautes et les tirages de maillots. Mettons un certain nombre d'arbitres en plus. Je dirais deux et ces arbitres là règleront les problèmes d'injustice.



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